Nous avons choisi de rester 3 jours à Vienne. Mais il y a tellement de choses à faire qu’on pourrait y rester un mois ! Nos choix de visites ont été très personnels. Nous n’avions pas l’intention de courir partout ni de passer notre temps dans les musées. Michaël et moi étions déjà venu à Vienne en 2007 (à l’occasion du mariage de Béa et Josef) et à l’époque, nous avions déjà eu du mal avec les musées de peinture. Il n’était donc pas question d’y retourner avec les enfants !
Dimanche 8 août : le musée de la musique et la fête forraine !

Aujourd’hui, nous avons prévu de visiter le musée de la musique et d’aller à la grande roue (et à la fête foraine par la même occasion), mais ça c’est une surprise !
Nous commençons par aller à l’école espagnole d’équitation pour réserver nos billets pour mardi (avec le Covid, il y a des formalités supplémentaires et il est plus simple d’aller sur place que d’acheter les billets en ligne). Devant le bâtiment, les cochers et leurs calèches n’ont pas besoin d’attendre longtemps pour trouver des clients ! Nos pas nous mène jusqu’au quartier des musées, juste pour l’ambiance et l’architecture extérieure (et un petit repas en terrasse où nous devons montrer patte blanche pour le Covid avant de commander).
Direction enfin le musée de la musique. Celui-ci est très sympa, avec des parties très ludiques : le ton est donné dès l’entrée avec l’escalier en touches de piano ! Léa qui vient de faire une année de piano s’empresse de sauter sur les marches en duo avec Michaël (qui a joué de l’orgue dans son jeune temps).
Le musée est un vrai labyrinthe avec des étages à thème. Celui sur les grands compositeurs viennois est vite traversé par les enfants mais personnellement, j’ai aimé la mise en scène (une pièce par compositeur) et les textes explicatifs (parfait pour une novice en musique comme moi). Un étage est consacré à la mécanique du son. On peut visualiser la propagation des ondes, écouter des bruits de la vie courante tel qu’un bébé les perçoit dans le ventre de sa mère, ou tels que les animaux les entendent (j’aimerais bien être une tortue parfois, c’est très reposant !).
Pour la touche finale, il est possible de devenir un chef d’orchestre et de diriger l’orchestre philharmonique de Vienne ! Sur l’écran en face de nous, les musiciens ralentissent ou accélèrent en fonction des mouvements de la baguette que l’on a en main. On peut ainsi revisiter des morceaux célèbres. Mais attention, si le rythme est trop mauvais, l’orchestre s’arrête de jouer et l’on a droit à une petite remontrance ! Ainsi, pour son massacre de la valse « Le beau Danube bleu », Léa a eu droit à la colère d’un des musiciens qui s’est lever pour dire : » j’ai pleuré à chaque fois que j’ai joué cette valse mais là, c’est vous qui me faites pleurer ! ».
Les enfants ne voulaient pas partir du musée, mais c’est parce qu’ils ne connaissaient pas la suite du programme. Nous avons prévu de monter sur la grande roue de Vienne (elle fait presque 65 m et il faut 20 minutes pour faire un tour !). Elle se trouve à l’entrée d’une grande fête foraine (dans le parc du Prater) qui comporte un grand choix de manèges à sensations. Les enfants n’avaient jamais vu ça et autant dire que la grande roue a vite été oubliée. Quand nous avons voulu y retourner, il était déjà tard, et nous avons juste fait un tour dans une roue plus classique où l’on a le nez au vent. En tout cas, Léa et Gaëtan ont adoré les montagnes russes. Michaël a joué aux hommes volants et Léa et moi avons fait un tour de balançoire à 117 m de haut !
Lundi 9 août : une journée à Schönbrunn en 3 mots, cela donne « Sissi, labyrinthe et zoo » !

Le château de Schönbrunn est à 3 stations de métro de chez nous. Il était la résidence d’été des Habsbourg et je m’attendais à ce qu’il soit plutôt à la campagne. C’était peut être le cas à l’époque mais maintenant, il est totalement intégré à la ville et son immense parc (en accès libre) est parcouru par les promeneurs et les joggeurs.
Pour motiver les enfants, je leur raconte rapidement ce que je connais de l’histoire de Sissi, soit en gros, un résumé du film « Sissi impératrice » qui passe à noël tous les ans à la télé. Du coup, maintenant, les enfants veulent le voir, on n’y coupera pas l’an prochain !
Il y a de multiples choses à visiter à Schönbrunn, et tout autant de billets différents qui incluent tel ou tel bâtiment. Notre billet « Classic pass plus » en main, nous devons attendre 1h pour pouvoir aller au château, ce qui nous laisse le temps de visiter 2 jardins qui sont dans notre pack (l’orangerie et le jardin du prince héritier). Chose étonnante : il n’y a aucun agrume dans le jardin qui borde l’orangerie. Tous les pots sont dans le jardin du prince héritier. La visite du château m’a agréablement surprise. Elle se fait avec un audio guide qui est intéressant, accessible pour les enfants et il y a beaucoup de choses à voir dans les différents pièces que l’on visite (une infime partie du château).
L’après midi, nous allons nous perdre dans le labyrinthe. Et franchement, il n’est pas facile de trouver le chemin qui mène à la plateforme centrale. Mais une fois qu’on y est, on a une parfaite vue sur les autres visiteurs en galère !
Histoire d’avoir notre quota de pas, nous finissons la journée avec la visite du zoo de Schönbrunn (l’entrée du zoo est dans le parc du château). Le zoo est très vert, avec des enclos assez grands et beaucoup d’arbres et de plantes. Visiter un zoo l’après midi, un jour de grande chaleur, cela revient presque à visiter un jardin botanique car les animaux sont bien planqués sous les plantations pour faire la sieste (ils sont plus malins que nous). Nous apercevons tout de même les grands fauves (lions, lynx, loups …), les hippopotames, les koalas etc. Le panda se réveille pour manger du bambou lorsque nous arrivons. Tout le monde en a eu plein les yeux ! Pour finir en beauté, je grimpe à la gloriette : un petit bâtiment en haut d’une colline qui offre une très belle vue sur le palais de Schönbrunn.
Mardi 10 août : les lipizzans de Vienne !

Pour ce troisième jour, nous avons prévu un programme plus light afin de garder des forces pour l’étape en vélo du lendemain.
Léa et Gaëtan retournent faire un test antigénique au réveil puis nous allons à l’école espagnole d’équitation de Vienne. Cette école de dressage n’utilise que des chevaux lipizzans. J’aurais aimé voir un spectacle mais le prochain est en septembre. Nous nous contentons donc de la séance d’entrainement du matin. Cela nous permet tout de même d’admirer les chevaux au travail et de voir un certain nombre de pas de danse (mais pas de chorégraphie à plusieurs chevaux).
Pour finir nos visites viennoises, nous allons tout de même voir la cathédrale puis le naschmarkt, un marché constitué de petits stands de nourriture et de souvenirs. J’ai été un peu déçue par le marché. Les stands étaient tous les même et les vendeurs un peu insistants mais nous y avons tout de même acheté de délicieux falafels et convaincu Léa de les goûter. Victoire, un truc de plus qu’elle pourra manger pendant le voyage (les repas sont parfois un vrai casse tête).
Nous rentrons manger dans notre appart et y restons le reste de la journée. Ce n’est même pas vraiment du repos car il y a toujours de la logistique à faire : couture des vêtements des enfants, petite déchirure à colmater dans le tarp et encore et toujours notre matelas-passoire que nous essayons de réparer en vain depuis plus d’un mois ! Je pense qu’il n’y a qu’une seule chose que je n’ai jamais sorti des sacoches depuis que nous sommes partis : c’est le livre que je m’étais choisi pour le voyage !








































